Accueil Qui sommes nous Actualités Rapport sur le Frelon asiatique Forum Ecrivez-nous Plan du site

 

<-- page précédente

 

Table des matières

 

Fin du rapport

Urgent ! Observations en tout domaine

   Multipliez et communiquez vos observations et résultats , auprès des présidents de syndicats, du GDSA ou de moi-même, par téléphone, par mail, ou sur ce site. Cette mise en commun décuplera notre efficacité pour protéger l'abeille face au frelon.

   Proposez vos idées de recherche . En voici déjà quelques autres, qui s'ajoutent aux 2 pistes exposées précédemment sur :

   •  des essais de sélections d'abeilles agressives vis-à-vis du frelon,

   •  l'observation des défenses de l'abeille à proximité des jachères.

Des essais sur des essences qui chasseraient le frelon :

   Pourquoi le frelon est-il si peu présent dans les forêts de pins des Landes, tandis que nous en détruisons dans d'autres conifères, sapin, cèdres, etc… ? Pourquoi retrouve-t-on des frelons dès qu'il y a une clairière un peu importante avec d'autres cultures, mais qu'il n'y en a pas, ou quasiment pas, dans les forêts de pins avoisinantes, où l'eau ne manque pourtant pas ?

   Prière de nous signaler si vous avez vu des nids d'asiatiques dans des pins, avec un maximum d'info : pin isolé, bosquet, forêt ? Quelqu'un pourrait-il partir à la chasse à l'info dans ce domaine, en interrogeant les pompiers, ou en contactant pour plus de précision et de certitude les participants de forums sur Internet.

   Des essais sur l'emploi de térébenthine ou de terpènes de pins (j'ai quelques indications pour s'en procurer), sur des huiles essentielles de pins et d'autres espèces végétales sont à mener ; j'ai quelques pistes pour se procurer des essences de pins.

   L'utilisation du thymol et d'acide oxalique, réputés pour indisposer le varroa, expliquerait-elle le peu de frelons près des ruches ? Un apiculteur qui a fait cette constatation demande des observations supplémentaires.

   L'idée serait de placer devant une ruche qui attire les frelons, et à proximité de la planche d'envol une bandelette de carton ou de tissu sur lequel on mettrait quelques gouttes d'essence qui attire le frelon, et de ne changer ce support de carton ou de tissu au bout de 24 ou 48 heures d'observations pour essayer une autre huile essentielle. Il existe peut être une solution simple à côté de laquelle on passerait faute d'expérimentateurs !

Des oiseaux prédateurs de frelons à observer :

   Certains de nos oiseaux seraient ils des prédateurs du vespa velutina ? on n'a rien observé sur ce sujet.

   Mme Villemant me dit que la Bondrée Apivore est le seul prédateur qu'elle connaisse du frelon européen. Jacques Longatte me certifie avoir déjà vu des pies et des geais se nourrir d'européens. Quant aux guêpiers, on n'en voit malheureusement plus beaucoup voler.

   Le pivert mangerait-il du frelon ? A observer. Il mangerait bien les abeilles (exemple d'un pivert s'installant derrière des volets où se trouvait déjà une ruche sauvage bien installée ; au bout de quelques temps la ruche est morte. (+ d'info auprès de Jacques Longatte).

   On observe parfois des faisans aux abords des ruches, qui picorent des abeilles mortes ou faiblardes. Lors de mes interventions j'ai remarqué que les volailles apprécient les frelons qui tombent, même s'ils ne sont pas morts et qu'ils risquent encore de piquer. Si je ne vois pas comment l'on pourrait exploiter les volailles dans la lutte anti frelon, je cite quand même ces exemples pour dire qu'il y aurait peut-être des oiseaux dont on ne soupçonne pas qu'ils sont peut-être des prédateurs du frelon chinois.

   La réimplantation de haies d'arbres mellifères fournit un abri à beaucoup d'espèces d'oiseaux parmi lesquelles une espèce prédatrice pourrait se développer si le frelon constitue une nouvelle source alimentaire de cette espèce.

   Les espoirs de ces quelques pistes à explorer sont bien minces, mais il y a dans toute crise une solution, et nous devons reconnaître que nous manquons d'observation et de réflexion en la matière.

Irrégularités de la carte d'implantation et des cycles du frelon.

   On a parlé de forte pression du frelon en zone urbaine et aux abords des cours d'eau. On a vu que dans les forêts de pins le frelon semble absent. Il est possible aussi qu'il y ait d'autres endroits particuliers qui attirent systématiquement le frelon (comme les couloirs d'essaimage de nos abeilles, par exemple), ou à l'inverse qui n'en abrite jamais. Observations intéressantes pour en tirer des indications pour l'apiculture.

   Par ailleurs, dans de nombreux endroits où le frelon était très répandu en fin 2006, on a été étonné de ne pas en voir en début 2007. Et à l'inverse, en début 2007, j'étais appelé dans des endroits où l'on voyait peu de frelons, fin 2006. Est ce que les concentrations de frelons se répètent aux mêmes saisons (par exemple toujours en automne dans certains coins, ou au printemps dans d'autres ?) doit on craindre de trouver du frelon durant la saison à venir, si l'on n'en voyait pas précédemment ?

   L'observation régulière des ruchers et la mobilité sont de plus en plus nécessaires pour ne pas perdre trop d'essaims .

Les jachères fleuries

Une lueur d'espoir non négligeable pour l'abeille et les insectes :

   C'est une démarche plus positive et plus efficace que la seule destruction des nids dont on est submergé. Dans toute épidémie, il ne suffit pas d'établir des barrières au virus qui nous attaque, il faut aussi renforcer nos défenses immunitaires.

   Ces jachères fleuries sont également réputées pour contenir une microfaune importante. Faisons d'une pierre 2 coups : des abeilles plus résistantes, et des réservoirs d'insectes pour ne pas laisser perdre les richesses de notre environnement devant l'avancée du frelon.

   Il faut abandonner les jachères purement esthétiques dont on se procure parfois les graines auprès des fédérations de chasse . Il faut bien préciser à ces chasseurs que vous voulez des graines donnant des fleurs mellifères, riches en nectar et pollen. Pour la Gironde, le plus sûr est de contacter:

M. Jacques Longatte ,

responsable en Gironde des Jachères et de la diffusion de graines ,

Vice Président du GDSA 33.

22 rue Ellias 33 390 Blaye

05.57.42.38.92

   Jacques Longatte apprécie peu le terme de jachères, même si elles sont fleuries ; il leur préfère celui de culture de plantes mellifères . Ce sont bien des cultures puisqu'il propose à des viticulteurs ou aux propriétaires de terres non cultivées de semer des graines sur un sol préalablement labouré et préparé.

Avantages des haies mellifères :

   Outres les avantages des cultures de fleurs mellifères : la nidation de nombreuses espèces d'oiseaux parmi lesquels d'éventuels prédateurs du frelon asiatique.

 

Derniers conseils pour servir la lutte anti frelon :

   Il y a déjà des conseils et des mises en garde tout le long de ce rapport. Voir le chapitre : « Attention ! Fausses Solutions : Dangers ! »

Rester réceptif aux consignes

   Pour le piégeage et la chasse aux fondatrices , des consignes et des informations seront transmises par le GDSA début mars par mail. A chacun de retransmettre les consignes autour de lui, le GDSA ne pouvant envoyer de courrier postal mensuellement. Vous pourrez aussi consulter le prochain site qui reproduira les consignes du GDSA 33, celui-ci n'étant que provisoire.

   Ne pas détruire les fondatrices de nid ou les tous petits nids, mais effectuer soi même la capture de l'insecte vivant, ou prévenir le GDSA qui recherche des frelons ou de petits nids vivants pour des expérimentations. Je rappelle aussi que le GDSA dispose de quelques bombes foudroyantes efficaces contre le frelon asiatique, pour les apiculteurs qui veulent détruire un nid. (M. Gergouil : 06.18.62.09.69 ; M. Body : 05.57.35.35.77 ; M. Saunier : 06.74.50.03.45 ; moi-même, Didier Bontemps : 06.31.19.67.01)

Aller dans les écoles

   Les professeurs des écoles sont notés sur leur dynamisme à proposer des activités d'éveil et d'informations extra-scolaires, et tous ceux qui s'y sont lancés après parfois du trac et de l'appréhension ont toujours goûté une super expérience, sympa et enrichissante, valorisante pour eux et utile pour notre lutte. Nous n'avons ni assez d'yeux ni le temps de rechercher les nids, mais les gosses se baladent partout. Ils subiront moins d'accidents s'ils sont sensibilisés et ils colportent l'info chez eux. Allez donc une matinée dans une école avec quelques outils d'apiculteurs, une ruche vide et quelques rayons. Ceux qui hésitent peuvent tél. à Marcel Dugrand, 05.56.76.28.60

Que faire en cas de piqûres ?

   S'affoler aggrave notre réaction, et c'est souvent l'excès de réaction contre la piqûre qui est dangereux. Il y a les réflexes classiques : appeler le médecin ou aller aux urgences. En exagérant un tantinet, vous avez toujours un portable et un tube de pommade sur vous, vous ne vous promenez jamais sur 1 km dans les bois, et vous restez toujours à côté de la voiture.

   La réputation de sérieux scientifique des remèdes de grand-mère étant parfaitement établie, mieux vaut se taire courageusement pour paraître crédible, que d'aider ses semblables en faisant sourire. Ce rapport n'étant pas le lieu pour étaler ce genre de fables, si ça intéresse quelqu'un, qu'il me contacte.

   « Ben ce n'est pas très engageant, ton invitation à prendre contact !!! »

 

<-- page précédente Fin du rapport